Valheriel sembla, se voyant, tomber des nues,
Il observa longuement ce visage cru
Ces traits fins, creusant cet aspect déjà si dru,
Ce roman organique de ce qu'il est et ce qu'il fut.
Le reflet de son âme il ne put admirer
Qu'en soulevant sa mèche longue de tant d'années.
Son iris sombre, profonde et abyssale
Laissait entendre une plainte, ne fut-elle qu'un râle.
Cette couleur de l'âme noire ne conviendrait pas
A ceux qui, dans le bonheur ont senti leur trépas.
Ses yeux, miroirs de son âme,
Pouvaient-ils être bleus tant ils étaient glacials ?
On pouvait apercevoir, si l'on avait l'esprit fin
Des larmes apparaitre de chaque ½il distinct
Qu'exprimaient le malheur pour les aimés défunts.
Perles au coin de l'½il, bouches demandant le sein,
Demande muette d'affection pure et saine
Qui sauverait son âme d'une mort certaine.
Ces globes, si profonds et si vides
Possédaient tout de même la clarté
De l'espoir, si faible, mais pas insipide
D'une amour lointaine, solide comme l'épée.
Sentiments nouveaux pour cette âme si vieille,
Lus dans ces yeux, mus par la haine
Pour ce que la vie lui donna de peine,
Vestiges d'une humanité ne datant pas de la veille.
Lorsque la vue de ces sphères,
Mit en lui le désespoir des Terres,
Il ne put que détourner ce regard de fer
Qu'il se jura d'ignorer d'une promesse austère ...
....................................................................................... androSyS
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Note ce poème : * ** *** **** *****
