old poetry

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Valheriel

Valheriel sembla, se voyant, tomber des nues,
Il observa longuement ce visage cru
Ces traits fins, creusant cet aspect déjà si dru,
Ce roman organique de ce qu'il est et ce qu'il fut.

Le reflet de son âme il ne put admirer
Qu'en soulevant sa mèche longue de tant d'années.

Son iris sombre, profonde et abyssale
Laissait entendre une plainte, ne fut-elle qu'un râle.
Cette couleur de l'âme noire ne conviendrait pas
A ceux qui, dans le bonheur ont senti leur trépas.

Ses yeux, miroirs de son âme,
Pouvaient-ils être bleus tant ils étaient glacials ?

On pouvait apercevoir, si l'on avait l'esprit fin
Des larmes apparaitre de chaque ½il distinct
Qu'exprimaient le malheur pour les aimés défunts.

Perles au coin de l'½il, bouches demandant le sein,
Demande muette d'affection pure et saine
Qui sauverait son âme d'une mort certaine.

Ces globes, si profonds et si vides
Possédaient tout de même la clarté
De l'espoir, si faible, mais pas insipide
D'une amour lointaine, solide comme l'épée.

Sentiments nouveaux pour cette âme si vieille,
Lus dans ces yeux, mus par la haine
Pour ce que la vie lui donna de peine,
Vestiges d'une humanité ne datant pas de la veille.

Lorsque la vue de ces sphères,
Mit en lui le désespoir des Terres,
Il ne put que détourner ce regard de fer
Qu'il se jura d'ignorer d'une promesse austère ...






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androSyS

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Note ce poème : * ** *** **** *****

# Posté le mardi 27 octobre 2009 19:10

Modifié le samedi 21 novembre 2009 08:56

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Lyrisme d'un appel abandonné


Émergeant des ombres,
Fantôme d'outre-tombe,
Vacillant, sous un ciel blanc,
Bien peu fier, hors des Enfers,
Il semblait taire un déchirement,
Souffrir silencieusement
D'un tel désenchantement
Qui lui ôtait contenance,
Qui lui donnait l'apparence
D'une coquille vide.
Vie insipide...

Pourquoi avait-il fallu
Que tout espoir fusse déchu?
En cet instant maudit
(Fort bien long dans son esprit)
Où de ses yeux il ne vit
Que le vide derrière lui.
Avait-il échoué
Après avoir tant peiné?
Ou l'avait-on trahi
Lui maître de Poésie?
Il ne sut que marcher,
Après avoir tant sué.
Non pas pleurer,
Tant il était atterré.

De ses rêves d'Amour
Transcendant la Mort,
Il ne restait rien...
Pas même de jours
Pour ce triste sort
Qui fut le sien.
Il n'y avait que la nuit,
Il n'y avait que la pluie,
Tandis qu'il essayait,
Non sans regret,
De saisir la main
Du Destin,
De saisir enfin
Ses desseins.

En vain...





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androSyS

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Note ce poème : * ** *** **** *****

# Posté le samedi 10 octobre 2009 07:57

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 08:43

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Amante


Bonne nuit Amante,
Soleil aux milles lueurs
Clarté luminescente brisant mes peurs
Parfaite sculpture de la Grèce Antique
Plus inoubliable que les combats épiques
Que lorsque l'on vous voit
L'on admire telle une proie
La sublime magnificence
Puis l'aura de puissance
Qui vous font prédatrice...
De mon coeur
Ou j'y tisse,
Âme S½ur,
Les liens qui nous unissent
Dans notre vie de bonheur
Avec nos filles et nos fils,
Existence sans pleurs...

Je vous aime



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androSyS

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Note ce poème : * ** *** **** *****

# Posté le samedi 10 octobre 2009 07:11

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:37

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Je Crie


Je crie: orage, et la mer révoltée gronde comme un jour de naufrage.
Je crie: désespoir, et finis d'admettre ce qu'en premier lieu je ne pus croire.
Je crie: feu, et ils parviennent noirs jusqu'aux cieux, vestiges de nos souvenirs heureux.
Je crie: acide, et ton corps sans vie me revient, ainsi que tes lèvres désormais insipides.

Je crie: jacinthe, et ton parfum ne m'inspire plus que ton coeur, rongé par une légion d'herminthes.
Je crie: morbide, et ces hallucinations envahissantes me font haïr tes yeux vides.
Je crie: tragédie, et Melpomène, fruit d'invocation, à l'oreille m'impose sa mélodie.
Je crie: ombres, et mon âme tourmentée se perd dans des abysses sombres.

Je crie: mort, et ne souhaite pour te rejoindre que d'enfin quitter ce corps.
Je crie: éthers, et par-dessus eux je viens à toi, mon rêve, tel un éphémère.



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androSyS



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Note ce poème : * ** *** **** *****

# Posté le mercredi 29 avril 2009 15:03

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:37

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Fata


En repassant sous l'ombre du grand chêne,
Mille lueurs de diamant, brillant sur l'écorce,
M'attirent vers nos noms entrelacés ma Reine...
Pensées d'anciennes amours éclatantes de force.

Le très vieux parterre de belles et douces roses
N'est à présent pour moi que ronces et feuilles mortes
Ce qui fut jadis symbole de notre symbiose,
A mes yeux vides n'est plus : ta haine est bien trop forte.

Et la clarté de la lune reflétant mon âme
Laisse encor paraître et scintiller ces larmes,
Fruits de sentiments à tout jamais perdus
Regrets vivants d'un ange, dans le présent, déchu.

Feu ta douce mélopée bercée sur l'horizon
Ta cruelle Voix, ce jour me fit courber le front.
Tu n'est qu'horrible succube et mon coeur tu dévores
Le Destin, en seul Maître, s'exerce sur mon sort.

Puissiez-vous ô Senoï, Sansenoi et Sanrangloph,
Saisir l'invocation suprême de ces strophes
Et partir à sa quête dans l'abîme sombre
Je l'aimerais, au royaume des ombres.



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androSyS



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Note ce poème : * ** *** **** *****

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 15:51

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:37